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Guillaume de Morant

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HEREDIS La Communauté

Les interviews généalogiques

Découvrez des interviews exclusives de personnalités du monde de la généalogie.
Elles vous permettent de connaître leur vision de la généalogie et de partager avec vous leur expérience dans ce domaine qui est votre passion et la leur.

 
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Interviews par la rédaction

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  • Pourquoi la généalogie
  • La généalogie et vous
  • Travail d'association
  • La généalogie ludique
  • Les plus de l'Association (I)
  • Les plus de l'Association (II)
  • Les Mormons et la généalogie (I)[!]
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    Guillaume de Morant
    Journaliste et généalogiste professionnel.

    Propos recueillis par la rédaction
    Le 19 juin 2006

    Merci de bien vouloir nous accorder cette interview destinée aux abonnés de la Newsletter Heredis.

    Quelle est la journée type de Guillaume de Morant ?
    Elle commence par la lecture des mails, puis de la presse généraliste et spécialisée dans la généalogie. Je suis un fervent lecteur des listes de discussion généalogiques et depuis leur apparition récente, des blogs généalogiques. Puis la journée alterne entre le téléphone, la recherche d'informations, l'écriture d'articles, les rendez-vous pour des interviews…

    Depuis combien de temps travaillez-vous dans le monde de la généalogie ?
    Cela va faire quinze ans. Entre 1991 et 1995, j'ai écrit quelques articles sur la généalogie pour des journaux grand public. C'est devenu régulier en décembre 1997 quand j'ai inauguré ma rubrique Internet dans Généalogie-Magazine. Elle paraît tous les mois sans interruption, complétée depuis 2002 par la rubrique Logiciels qui, elle aussi, est mensuelle.

    Pourquoi la généalogie ? Racontez-nous votre parcours

    Je suis assez curieux de nature et j'aime vérifier les informations que je reçois. Concernant ma famille, j'ai eu envie de vérifier si tout ce qu'on me disait était vrai. Alors j'ai refait ma généalogie, génération par génération, en apportant les preuves formelles, en allant chercher comme tout généalogiste, mes copies d'actes de l'état civil et des registres paroissiaux. J'ai accroché tout de suite !

    Pour quelles raisons vous êtes-vous décidé à vous spécialiser dans la presse généalogique ?
    Comme beaucoup, j'ai essayé de marier ma passion pour la généalogie et mon métier de journaliste. De manière très pragmatique, j'avais remarqué que les rubriques des magazines spécialisés étaient écrites plus par des auteurs de livres que par des journalistes. J'ai d'ailleurs été longtemps le seul journaliste titulaire d'une carte de presse à exercer dans ce secteur.

    Et plus précisément dans les nouvelles technologies appliquées à la généalogie ?
    Parce que les logiciels et Internet sont une révolution dans la manière de pratiquer la généalogie. J'ai senti le besoin de faire découvrir à un nombreux public ce qui était en train de naître.

    Selon vous quelle place les nouvelles technologies vont-elles occuper dans l’avenir de la généalogie ?
    Une place énorme, car la révolution continue ! Je pense qu'à terme, les généalogistes pourront obtenir le "squelette" de leur généalogie uniquement en cherchant sur les bases de données. A eux ensuite, de se rendre dans les services d'archives pour "habiller" leurs ancêtres, leur donner du sens, comprendre le contexte, l'époque, la vie quotidienne, les préoccupations. Aidés bien sûr par un bon logiciel de généalogie, ils vont pouvoir prendre du recul en organisant plus rationnellement leur recherche, avec plus d'efficacité.

    Pourquoi avoir écrit un livre sur un logiciel de généalogie ?
    Il me semblait qu'il manquait non pas un manuel, celui de Heredis est très bien fait, mais d'une sorte de pédagogie par l'exemple. En achetant un logiciel, les généalogistes ne savent pas toujours l'étendue de ses possibilités. Parfois, ils ont aussi besoin d'accomplir un projet précis, rapidement, sans se référer à un manuel, mais à une description "pas à pas" de ce qu'il faut faire pour parvenir à un résultat concret. Cela peut paraître simple pour des généalogistes chevronnés, mais si vous n'avez jamais utilisé Heredis pour placer votre arbre généalogique sur Internet, ce livre vous donne la clé en quelques clics.

    Quand l’inspiration de ce livre vous est-elle venue ?
    C'est une réflexion commune avec l'éditeur Micro Applications. Le projet est né très rapidement en février. Depuis longtemps, je trouvais qu'il manquait un livre très concret sur les logiciels de généalogie et Internet. L'éditeur cherchait un auteur pour sa collection "En quelques clics". Et puis, je savais que BSD préparait la prochaine version de Heredis.

    Comment vous êtes vous organisé pour la rédaction de votre livre ? Quelle a été la proportion de la part de test du produit et de la part de la rédaction ?
    Le test représente bien sûr plus de 90 % du travail. L'écriture des 8 chapitres traitant des possibilités offertes par Heredis n'est que l'aboutissement, la mise en forme.

    Pensez-vous écrire prochainement un autre livre ?
    J'achève l'écriture d'un autre livre totalement différent, mais où la part de la généalogie sera très importante.

    Quelles sont les fonctions qui vous manquent aujourd’hui dans votre logiciel de généalogie ?
    Je suis contre la course aux fonctions. J'ai souvent des échanges avec des utilisateurs de logiciels. Je vois que certains ont un niveau d'exigence complètement en décalage avec les besoins de tous. En pinaillant sur tel ou tel point de détail, ils s'écartent de l'essentiel : avoir un auxiliaire pratique de généalogie.

    Quel serait pour vous le logiciel de généalogie idéal ?
    Dans l'absolu, il doit pouvoir répondre à trois grandes fonctions. La navigation interactive afin d'évoluer sans obstacle dans l'arbre généalogique, la présentation afin de visualiser très vite tel ou tel ancêtre et l'échange, pour partager ses données et en recueillir de nouvelles. Le tout, bien sûr dans un environnement agréable, ne se perdant pas en détail inutiles, mais tout en intégrant une richesse de fonctions très étendue. Vous l'avez compris, le logiciel de généalogie idéal n'existe pas, mais certains manient fort bien cet exercice !

    Un dernier mot à l’attention des généalogistes abonnés à cette lettre ?
    Vous avez la chance de pouvoir participer à l'évolution d'un logiciel de généalogie. Par vos remarques, vos essais, l'expression de vos besoins, vos coups de gueule parfois, vous contribuez à construire le logiciel de demain. Continuez, je sais que l'éditeur de Heredis vous écoute !

    Guillaume de Morant, journaliste

    La rédaction tient à remercier Guillaume de Morant de nous avoir accordé de son temps pour répondre à nos questions.

    En savoir plus sur le Livre de Guillaume de Morant

     

    Le Dr Michel Guigal
    La généalogie par le président de la SAGA.

    Propos recueillis par la rédaction
    Le 22 avril 2006

    Merci de bien vouloir nous accorder cette interview destinée aux abonnés de la Newsletter Heredis.
    Tout d’abord pouvez-vous nous présenter en quelques mots votre association,
    la SAGA ? Que signifie cet acronyme ?

    Présenter la SAGA en quelques mots est une gageure. Comme toute association, elle est multiforme et son histoire est déjà longue.

    Quand la SAGA a-t-elle été créée et par qui ? Quelle est son organisation ? Combien compte-elle d’adhérents ?

    Elle a été créée au cours d’une réunion impromptue à mon initiative aux Archives Départementales de l’Ardèche le
    27 septembre 1989.
    Dix sept ans bientôt !
    Nous étions bien peu nombreux ce jour-là. Seuls quelques habitués de la salle de lecture avaient accepté de se rendre à notre invitation et voyaient mal l’intérêt de regrouper en association les quelques rares originaux qui dépouillaient en salle de lecture des grimoires poussiéreux pour y rencontrer leurs ancêtres. « Laissez les dormir en paix » ironisaient les quelques thésards qui nous côtoyaient alors.

    Il fallait choisir un nom à la nouvelle formation « Société des Amateurs de Généalogie de l’Ardèche » sonnait bien et surtout formait un sigle significatif qui nous plût : La SAGA était née. Elle compte aujourd’hui près de 1700 adhérents en France et dans le monde. Ils n’ont entre eux qu’un point commun : leurs ancêtres sont issus du pays « bédot ». Les ardéchois d’antan désignaient ainsi leur petite patrie dont la partie nord est effilée en forme de bec et constitue la partie la plus septentrionale du pays d’Oc : le « bec d’Oc » ou « bédot » en patois local.

    Quelles étaient les motivations des fondateurs et à quels besoins pensaient-ils répondre ?

    Deux objectifs majeurs furent immédiatement définis et figurent dans les statuts de l’association :
    1°- Créer un climat d’entraide et de partage des expériences et des résultats entre les membres
    2°- Participer à la protection du patrimoine précieux que constituent les documents d’archives qui racontent l’histoire des familles. Le développement de la généalogie d’amateur a rendu plus aigu encore ce souci en multipliant à l’infini les consultations des registres anciens au risque de les voir, à terme, disparaître. Malgré le relais offert par le microfilm consultable aux Archives, les collections municipales sont, dans les mairies, encore très sollicitées.

    Aujourd’hui comment pourriez-vous définir les grandes entreprises menées par
    la SAGA ?

    Dès les premiers pas de l’association, celle-ci eut la chance de bénéficier de la sympathie agissante de Monsieur DUPRAZ, directeur des Archives Départementales et cette mansuétude ne s’est jamais démentie. C’est ce qui nous permit de mener à bien une entreprise que beaucoup d’entre nous considéraient comme utopique : la reproduction intégrale par photocopie des registres paroissiaux existants. Un par un, page par page, les 2.000 registres des 355 paroisses de l’Ardèche furent reconstitués, paginés, reliés, dotés de tables alphabétiques. C’est ainsi que naquit le premier service de prêt de registres paroissiaux à domicile de France, à destination de nos adhérents lointains. Depuis la technologie nous a permis de compléter notre action par la numérisation de ces centaines de milliers de pages. Ce dernier travail a été récemment mis en ligne sur le site du Conseil Général de l’Ardèche et les actes contenus dans nos registres peuvent être consultés gratuitement par tous les internautes (www.ardeche.fr). La recherche sur cette vaste base est facilitée par la mise en ligne des tables alphabétiques que nous avons réalisées (www.patro.com).

    A votre avis, quelles sont les attentes des adhérents d’une association de généalogie ?

    Comme c’est le cas de toute association, c’est la participation de chaque adhérent qui fait la vitalité du groupe. La plupart de nos adhérents ont participé peu ou prou à tous nos travaux collectifs. Ce sont sans doute plusieurs centaines d’ordinateurs qui ont été utilisés par leur propriétaire pour saisir des tables alphabétiques, numériser les actes, graver des CD-ROMs, etc…. En contrepartie, toute l’énergie de l’association doit être consacrée à l’assistance aux membres et en priorité à ceux pour qui le déplacement vers les sources d’archives est difficile voire impossible. L’entraide et les échanges entre les membres sont aussi la préoccupation constante de nos équipes d’animation.

    Quel avenir voyez-vous pour les associations de généalogie ? Comment la pratique de la généalogie va-t-elle évoluer ?

    L’avènement de l’informatique est bien sûr un facteur favorisant de la diffusion de la formation et de l’information généalogique. Mais la moyenne d’âge des passionnés de généalogie est élevée et certains de ceux-ci n’ont pas accès à l’outil informatique. Il convient donc de ne pas les oublier. Notre service de prêt de registres paroissiaux reliés est loin d’être en perte de vitesse. Il expédie chaque semaine jusqu’à cent registres reliés aux quatre coins de l’hexagone, voire à l’étranger.
    Mais l’avenir de la généalogie est dans le développement et la diffusion de l’informatique tant dans le domaine de l’acquisition de l’information que dans celui de son traitement. Les plus anciens amateurs dont je suis, se souviennent de l’époque héroïque des fiches de bristol que l’on classait méthodiquement dans des boites à chaussures. Cette époque est révolue et le demeurera.

    On connaît votre rôle déterminant dans la création du logiciel Heredis, aujourd’hui qu’attend-on d’un logiciel de généalogie ?

    Je suis particulièrement fier d’avoir modestement participé à la naissance du logiciel HEREDIS en rédigeant, fort de mes essais décevants de disquettes « démo » des premiers logiciels diffusés, une sorte de cahier des charges du logiciel idéal. Sylvette et Bernard DAVID, mes nièce et neveu, ont fait du chemin depuis et HEREDIS avec eux…. Le taux de diffusion de ce logiciel répond à votre question concernant ce qu’on attend d’un logiciel de généalogie : la convivialité, le caractère « intuitif », l’automatisation des saisies et des transferts de données, toutes fonctions où HEREDIS excelle.

    Un président d’association de généalogie a-t-il du temps à consacrer à ses recherches ? Quand les avez-vous commencées et qu’avez-vous découvert ?

    Je n’hésite pas à répondre à votre dernière question. Je n’ai plus de temps à consacrer à ma propre recherche depuis de longues années. Et je constate que la détermination de nos adhérents à poursuivre le travail entrepris ne faiblit pas. Nous consacrons actuellement nos efforts à la constitution de tables alphabétiques des actes contenus dans les kilomètres linéaires de rayonnage qu’occupent aux Archives de l’Ardèche les registres de notaires. Je ne suis pas à la veille de pouvoir bénéficier de loisirs à consacrer à ma recherche. Mais je pense que je dois laisser à mes arrières petits-enfants quelques coins obscurs de leur généalogie à explorer…

    Dr Michel GUIGAL, président SAGA.

    La rédaction tient à remercier le Dr Guigal d'avoir pris le temps de répondre à nos questions.

    Si vous souhaitez prendre contact avec la SAGA


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