L'homme moderne du théâtre français
Fils d’un tailleur et d’une musicienne, il est né à Bordeaux
en 1910. Ses études de droit puis divers métiers le font croiser
Prévert ou Jouvet. La révélation de l’écriture
et du théâtre lui vient en voyant le Siegfried de Jean
Giraudoux au printemps 1928.
Son premier succès est Le voyageur sans bagage, pièce
montée au Théâtre des Mathurins en 1937.
Il écrit alternativement des pièces qu'il qualifie lui-même de
"noires", "roses", "brillantes", "grinçantes", "costumées", "secrètes"
et "farceuses", suivant leur degré de pessimisme, de férocité et
d’hypocrisie.
Il a su dépeindre avec un immense talent les combats de l'idéalisme
et la pureté contre le réalisme et la compromission. Son plus
grand succès, Antigone, pièce créée en 1944, désacralise
l’héroïne de Sophocle, lui donne une résonnance actuelle
(le contexte résistance/collaboration) et s’exprime dans un langage
moderne.
Il écrit jusqu’à son décès, en 1967, en donnant à travers
ses personnages une image pessimiste de la nature humaine, rongée par
la nostalgie d'une pureté perdue.
Patronymes étudiés : ALLIOT - ANOUILH - BASCANS - BRUNET - BURELLE - CANU - COUSY - DASSE - DENORME - DINANT - DUMERCQ - DUPLECHS - DUPONT - GAUDIN - GEINGUENAUD - GENET - GEREAUX - LANÇON - MICHELET - NAUD - PAILHES - PETRISSANT - PRINCE - ROUX - SALENAVE - SIGRIST - SOULUE - TOUFFINE - TRIN - WETZEL
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