Réponses de professionnels de la généalogie

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Chaque mois un généalogiste familial, membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels, vous conseille sur la manière de résoudre un problème que vous avez déjà rencontré ou que vous êtes susceptible de rencontrer au cours de vos recherches, et dans votre généalogie. Seules les questions ayant un réel intérêt général seront traitées. Pour les cas personnels, veuillez vous adresser directement aux généalogistes professionnels depuis leur site Internet, ils vous établiront un devis.
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10 résultats à votre recherche

Oncle breton septembre 2010

Question de Pierrette Poussard :

Dans un contrat de mariage en 1809, il est indiqué qu'était présent "Pierre BOUCHER oncle breton à cause de Thérèse NOUZILLE sa femme".

Qu'est ce que ça signifie et est-ce qu'à partir de cela je pourrais trouver les parents de T.  NOUZILLE  que je recherche désespérément, les actes paroissiaux et notariés étant lacunaires pour l'année 1777 (date de son mariage que j'ai trouvé dans le 2C aux archives).

Merci de votre réponse.

Réponse du professionnel :

Le terme « oncle breton » rejoint celui « à la mode de Bretagne ». Ce n’était donc pas un oncle par le sang mais plutôt par alliance. 

Annie Bouyer-Giroux
Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Enfant abandonné et matricule juillet 2010

Question de Annie Seguin :

Mon grand-père maternel, né en 1868 à Nantes, est dit « exposé à l'Hôtel-Dieu de Nantes ».

Je possède une photocopie d'un contrat d'apprentissage de 1885 le concernant où il est mentionné "inscrit sur les registres de l'hospice sous le N° 13734, dans la catégorie des Orphelins." Cette indication signifie-t-elle que mon grand-père était orphelin ou que ce terme -générique- était donné systématiquement à tous les enfants abandonnés ?

Merci de votre réponse. Généalogiquement vôtre.

Réponse du professionnel :

Je pense qu’il a très probablement été abandonné, mais vous ne précisez pas si l’acte de naissance donne les noms des parents.

Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Recherche lieu d’origine avril 2010

Question de Paulette Schacht :

Sur  l'acte de mariage de Louis Jacques Renier avec Marianne Meurin, le 30/1/1759 à Marck (62) il est écrit natif de Benest,  de même pour son second mariage avec Marie Marguerite Youtre le 31/5/1768 à St-Pierre-les-Calais. Il était dans la marine et serait né en 1716. Or je n'en trouve trace ni sur Benest ni aux archives. Comment faire pour le retrouver ?

Merci d'avance pour votre aide.

Réponse du professionnel :

Il existe deux communes en France qui se nomment Benest, la première sur le département de la Vienne, la seconde sur le département de la Charente. Si la recherche sur ces communes ne donne rien, vous pouvez chercher dans les archives notariales du lieu de mariage un éventuel contrat de mariage, ou s’il y avait des enfants mineurs lors de son second mariage un éventuel document dans la garde orpheline : acte de tutelle ou état de biens.

Elisabeth Peckeu
Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Abandon de famille mars 2010

Question de Jean-Paul Richier :

Mon arrière-grand-père, Jean-Baptiste RICHIER est né en 1848 à Poitiers de père et mère identifiés et déclarés mariés sur son acte de naissance. Je ne trouve aucune trace ni de ce mariage, ni de ce qui concerne sa mère.

Son père, Théodore, se marie en 1852, sans qu’il soit fait état d’un éventuel 1er mariage tant dans l’acte que dans le contrat passé devant notaire. Il n’est non plus fait aucune mention d’un enfant dans ce même contrat par lequel les futurs mariés se font donation au dernier survivant.

Est-ce à dire que Théodore a abandonné sa première famille, d’autant, qu’étant militaire depuis 1830, il lui a été nécessaire d’obtenir une autorisation pour son mariage « officiel » ? J’imagine que les autorités militaires auraient réagi s’il y avait eu un précédent mariage.

Jean-Baptiste se marie en Belgique en 1878, en précisant qu’il ne sait si ses parents sont encore vivants, alors qu’il avait 12 ans lorsque son père est décédé en 1860.

Dans quels sens puis-je orienter mes recherches pour tenter de combler ces lacunes, en particulier sur ce qu’a vécu Jean-Baptiste avant son mariage ?

Je vous en remercie.

Réponse du professionnel :

Si l’épouse du mariage de 1852 ne correspond pas à la mère de Jean Baptiste, et que Théodore n’est pas cité comme veuf dans ce mariage, il se pourrait que ses parents se soient déclarés mariés lors de sa naissance sans produire aucun certificat, cas déjà rencontré.

Avez-vous consulté les recensements de population de Poitiers et des communes où a vécu Théodore ? Vivait-il avec son fils ? Sinon, il est concevable qu’il ait pu ignorer lors de son mariage le décès de ses parents.

Quant à l’autorisation nécessaire à son mariage, il a dû produire un acte de naissance qui à l’époque ne comportait pas de mention marginale.

Annie Bouyer-Giroux
Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Parents non cités février 2010

Question de Pascale Bertin :

Sur un acte de mariage de 1721 les parents ne sont pas cités, juste mentionnés (consentement des parents) et en présence de.... : ceux-là sont ils père, frère ? Comment continuer, j'ai une génération au-dessus, mais comment être sûre. 

Merci de vos conseils.

Réponse du professionnel :

Les actes de mariage au 18ème siècle ne sont pas souvent complets (surtout dans le sud de la France) les parents ne sont pas mentionnés. Il vous reste l’étude de toutes les naissances des enfants du couple, en sachant que les parrain et marraine appartiennent souvent à la famille proche. Une autre méthode consiste à rechercher l’éventuel contrat de mariage. Là aussi, il y a une différence entre la France du nord et celle du sud. Les « sudistes » sont plus enclins à faire des contrats de mariage que les « nordistes ». Tout cela est une généralité, chaque province gardant son particularisme en la matière.

Jean-Pierre Cazaux
Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Lacunes aux Archives janvier 2010

Question de Aude Froment :

Bonjour,
Je recherche le mariage de LAPLACE Jean et FOURNIER Jeanne -mariés entre 1730 et 1739 à MONT-SAINT-VINCENT (Saône-et-Loire-71) où ils ont eu une fille, Louise, en 1741.

LES ARCHIVES DEPARTEMENTALES disent : lacunes entre 1739 et 1684.

Où je peux trouver ces dates manquantes ?

Amicalement, merci de me répondre.

Réponse du professionnel :

En cas de lacunes dans les registres paroissiaux concernant un acte de mariage, il faut se tourner vers les archives notariales. Il est possible, en effet, qu’un « traité » (contrat) de mariage ait été passé.

Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Famille d’accueil pendant la Commune (1870) juillet 2009

Question de Philippe Toret :

Mon arrière grand-mère paternelle, Anna Koch, est née à Paris-04 le 04 avril 1870, de Augustine Bouchard, française, et de Rodolphe Koch, d'origine allemande, né le 11 février 1838 à Gambourg dans le Grand Duché de Bade, tous deux, mariés à Paris.
Sa mère, Augustine, étant décédée le 23 avril 1870, soit 2 mois après sa naissance, elle a été ensuite placée dans la famille de mon arrière-arrière-grand-père, François Louis René Toret, à Aunai les Bois, dans l'Orne.
Le décès de son père étant survenu en 1882 à Paris, elle est restée dans cette famille après s'être mariée avec l'un des enfants de sa famille d'accueil.
Je ne sais pas comment ce placement s'est fait, à quelle date, ni pourquoi. La situation familiale, avec le décès de sa mère, associée à la situation politique et militaire de l'époque est peut-être à l'origine de ce placement.

Sauriez-vous me renseigner, ou m'orienter pour savoir :

  • Comment ce placement a pu être fait et à quelle date ?
  • S'il y a eu un contrat de placement, et par qui, contrat de rente... ?
  • Comment effectuer des recherches en Allemagne quand on ne parle ni ne comprend la langue ?

À l'avance, merci.

Réponse du professionnel :

Il faudrait faire des recherches dans les archives des enfants assistés. Concernant les recherches en Allemagne, le plus simple, si vous ne parlez pas allemand, est de vous adresser à un généalogiste professionnel travaillant sur ce pays.

Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Archives notariales octobre 2008

Question de Alain Cossard :

Dans l'étude de ma généalogie, je bloque à mon arrière-grand-père maternel pour lequel je n'arrive à obtenir aucun renseignement. Je n'ai rien concernant ses dates et lieux de naissance, de décès et de mariage (entre 1860 et 1880 ), je ne possède que la 1ère page du contrat de mariage de son fils vers 1905.

Voici mes questions :

1. Sur les contrats de mariage, y a t-il à un endroit quelconque où il est fait mention des lieux et dates de naissance des parents des futurs époux.

2. Pour un contrat de mariage qui date de plus de 100 ans, comment obtenir une copie, je ne possède que le nom du notaire (Paris).

3. Ce fils a divorcé, je connais la date et cela a été jugé par le Tribunal Civil de la Seine ; comment obtenir une copie de ce document ?

Par avance merci pour vos réponses. 

Réponse du professionnel :

Un contrat de mariage ne fait pas mention des dates et lieux de naissance des parents des époux.

Les actes notariés de plus de 75 ans maintenant, librement communicables, doivent en principe être déposés aux Archives départementales du lieu d'exercice du notaire. Pour Paris, ces actes se trouvent au minutier central des notaires de Paris aux Archives nationales. Compte tenu de sa date, il y a tout de même de fortes chances pour qu'il soit encore conservé chez le successeur du notaire rédacteur de l'acte. Il faut donc identifier l'Etude qui conserve ces minutes en vous adressant à la Chambre des notaires (voir leur site).Enfin, les jugements de divorce relativement anciens du Tribunal civil de la Seine sont conservés aux Archives de Paris.

Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Contrat de mariage octobre 2007

Question de Mme LASRY :

Je recherche à des fins généalogiques , un contrat de mariage datant de 1924.
Comment est-il possible de l'obtenir ?

Réponse du professionnel :

Les actes notariés de moins de 100 ans sont encore conservés par les notaires qui les ont rédigés ou, lorsqu'ils ne sont plus en exercice, par leurs successeurs. Il vous faut donc retrouver le nom du notaire rédacteur de l’acte, nom qui doit apparaître dans l'acte de mariage. Il suffit ensuite de rechercher l'Étude qui conserve actuellement les minutes de ce notaire. Vous trouverez ces informations sur les sites des Chambres départementales des notaires.

Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels

Absence de registres juillet 2007

Question de M. Gascard :

Dans mes recherches généalogiques sur les familles GASCARD et VELSIN, je suis bloqué en raison de la non existence de registres. Comment puis-je continuer mes recherches ?

Réponse du professionnel :

La source la plus appropriée pour combler les lacunes des registres paroissiaux, quelles qu’elles soient (absence, destruction, illisibilité…), est constituée par les actes notariés. En France, ces actes, dont les originaux conservés par les notaires sont appelés "minutes", remontent au XIVe siècle pour les plus anciens. Les copies remises aux parties - copies appelées "grosses" et revêtues comme les "minutes" du caractère authentique - ont hélas rarement été conservées par les familles.
Pour les XVIIe et XVIIIe siècles, vous pourrez retrouver trace de ces documents aux Archives départementales concernées.
Nos ancêtres recouraient aux services du tabellion, puis plus tard du notaire, très couramment et à différents moments de leur vie. Ils faisaient établir par le notaire, mais parfois aussi de manière plus officieuse, leur contrat de mariage. Lorsqu’ils vendaient ou acquéraient des terres, un acte de vente était rédigé. Après le décès d’une personne, il était souvent dressé un inventaire après décès, acte dressant une liste exhaustive de tous ses biens, des plus importants aux plus insignifiants. Il arrive fréquemment de retrouver mention d’autres actes notariés dans un inventaire après décès. Un seul acte notarié permet même parfois de découvrir une ascendance sur plusieurs générations.
De nombreux autres actes notariés étaient régulièrement dressés : testaments, quittances permettant de constater le paiement d’une dette, baux, donations, transactions de toutes sortes…
Dans votre cas et à partir de la date et du lieu de décès de votre ancêtre dont avez connaissance, vous pouvez rechercher si un inventaire après décès a été établi et suivi d’un acte de partage répartissant les biens entre ses héritiers. Pour retrouver le nom du notaire qui a pu établir ces actes et leurs dates, il faut consulter différents documents issus du "contrôle des actes" (ancêtre de l’Enregistrement), tous consultables en série C aux Archives départementales (sauf lacunes bien sûr !) : tables des sépultures et décès, tables des inventaires après décès, tables des partages…
Une fois retrouvés le nom du notaire et la date de l’acte, il suffit de rechercher la cote des minutes correspondantes.Une méthode passionnante et infaillible, mais difficile à mettre en pratique, pour retrouver quantité d’informations sur une famille reste le dépouillement systématique des actes notariés établis par le ou les notaires du lieu où elle vécut. Surprises garanties !

Membre de la Chambre des Généalogistes Professionnels